Dying Light 2, vis ma vie de yamakasi post pandémique au carré

Depuis la crise sanitaire, les situations dépeintes dans les jeux de survie post pandemiques peuvent apparaitre bien moins fictives que dans le monde d’avant. 7 ans après la sortie du premier volet déjà bien immersif, Dying Light 2 tombe à point nommé mais parvient-il à faire mieux que son prédécesseur sur next gen ?
Après qu’un virus ait infecté l’humanité, ceux qui ne se sont pas transformés en zombie se sont organisés dans quelques villes fortifiées. Seuls les pèlerins comme Aïden ont les aptitudes pour faire le relais entre ces enclaves. A la recherche de sa soeur Mia, une certaine Lana à Villedore pourrait lui fournir des informations.
Dying for light 2 est un jeu de survie horrifique en vue à la première personne en monde ouvert. Il a été développé et édité par Techland qui s’est illustré dans le genre avec Dead Island. 7 ans ont été nécessaires à son développement. Il se déroule 15 ans après les évènements du premier opus avec Aïden un nouveau personnage.

Le jeu débute par une course poursuite avec des zombies pour rejoindre un pèlerin. Comme vous, il excelle dans l’art du parkour. L’atteindre, le suivre et se rendre à l’endroit qu’il indique sont les premières étapes de l’apprentissage des actions possibles : la collecte et fabrication d’objets, le scan de l’environnement, le combat.
Si les mécanismes en place ne dépayseront pas les joueurs du premier épisode, ils ont toutefois évolué à l’image du grappin qui prend mieux en compte la physique et peut être amélioré comme Aïden et la plupart des armes pour le côté RPG. Dans l’optique de mieux exploiter la verticalité du jeu, un parapente a aussi été introduit.
Composante clé du stress qui règne dans les Dying Light, le cycle jour nuit où les zombies sont bien plus agressifs dans l’obscurité est maintenu. Pour ajouter de la pression à l’angoisse, une jauge de viralité de temps à autre apparait décomptant un temps imparti pour trouver une source UV sous peine d’issue fatale.
Pour les graphismes, les développeurs ont abandonné Chrome 6 au profit du C-Engine un nouveau moteur maison. Sans claque visuelle, il en résulte un monde plus vaste avec une carte 4 fois plus grande qu’auparavant, des expressions faciales plus réaliste comme celui de Rosario Dawson et un bestiaire à l’intelligence accrue.
L’achèvement le plus impressionnant reste cependant la narration. Comme dans Star Wars Jedi : Fallen Order, par son intensité, la participation à l’écriture du game designer Chris Avallone est perceptible. Enfin en plus d’impacter l’histoire, les choix à effectuer lors des échanges sont parfois de véritables épreuves morales.
Si les dialogues sont entièrement localisés, ils souffrent de quelques bugs. En attendant un correctif, la version anglaise sous-titrée est préférable. La musique composée par le français Olivier Deriviere sied intelligemment à l’ambiance du jeu passant de moments d’une rare sensibilité à d’autres particulièrement effroyables.

Les 20h requises pour terminer la trame principale, peuvent être multipliées par 5 pour aller au bout des quêtes annexes. Dying Light 2 entre sans problème dans le club fermé des suites réussies qui sans trahir l’esprit du premier opus, améliore l’expérience au niveau des nouveautés, de la narration ou encore de la durée de vie.


Dying Light 2
Disponible sur PC, PS4,PS5,Xbox One, Xbox Series X/S, plus tard en cloud version sur Switch

Dying Light 2

79.99
8.5

Général

8.5/10

Pour

  • La combinaison parkour / zombies
  • Le cycle jour / nuit
  • La musique d'Olivier Derivière

Contre

  • Le doublage en VF

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Spécialiste High Tech, Gameur old School, le Triangle Infernal

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