The Last of Us Part I PS5, The Last of Us à la carte

2 ans après le test de The Last of Us Part II, Ellie et Joel sont de retour dans l’épisode qui les a réunis The Last of Us Part I. Entièrement recréé pour la PS5, il ne fait aucun doute qu’un tel titre devait figurer dans la ludothèque de la dernière console de Sony. Le sortir maintenant au prix d’une nouvelle IP est-il justifié ?
Le jeu de Naughty Dog après les 2 dernières années que nous avons vécues ne peut plus être perçu de la même manière. Ce qui s’avérait hier être une fiction, un divertissement se révèle aujourd’hui un exemple de la faillite qui peut se produire mondialement au niveau médical, politique sociétal face à une telle situation.
Le jeu démarre avec la sélection de la langue, des sous titres, la définition de l’affichage, le paramétrage de la luminosité, du mode de rendu, fidélité pour du 4K à 30 ips ou performance pour du Full HD à 60 ips, l’activation de l’HDR et le rappel que ces ajustements sont activables tout te temps dans la rubrique Options.
A côté de l’emblématique fenêtre délabrée, le menu principal propose de démarrer l’aventure, de lancer le DLC Left Behind, de retourner dans les paramètres ou de consulter les bonus. Ces derniers consistent en des galeries d’images conceptuelles, de skins, d’objets à collectionner, du making off et d’extrait du podcast.
Jeu d’aventure action en vue à la 3eme personne de type survie horrifique The Last of Us Part I est la refonte du jeu The Last of Us sorti initialement sur PS3 en juin 2013 afin de créer une continuité avec le second épisode en utilisant toutes la puissance et les effets graphiques qu’offre la dernière console de Sony.
Lorsque sévit une épidémie qui transforme la population en décérébrés cannibales, Joel perd tragiquement sa fille. 20 ans après, l’humanité est dévastée et le père endeuillé vit de trafics sur le marché noir dans des zones sécurisées. Lésé par un de ses fournisseurs il est contraint d’effectuer une livraison assez incongrue.
C’est une bonne chose que l’histoire ne change pas dans The Last of Us Part I car si elle ne révolutionne pas le genre, elle brille toujours autant par la subtilité des relations qui se développent entre les personnages. Elle conduit inévitablement à une forte implication émotionnelle du joueur et renforce son immersion.
En revanche s’il est indiscutable que les graphismes ont été améliorés au niveau des environnements, des textures, de la modélisation des visages ou encore de la gestion de la lumière, cette impression n’est pas prégnante pour tous les plans certains étant déjà très qualitatifs dans la version remastérisée pour la PS4.
Paradoxalement l’avantage le plus manifeste de The Last of Us Part I se situe plutôt au niveau de son degré conséquent de paramétrabilité. II est possible de se concocter une véritable partie sur mesure. Par exemple l’IA des ennemis inégale soulignée dans la version PS3 mais aussi celle des alliés peut être finement ajustée.
L’accessibilité est grandement améliorée au niveau des combats mais aussi en ce qui concerne la navigation et le parcours. L’activation de la première option balise avec un trait lumineux le chemin à suivre pour Elie et Joel tandis qu’avec la seconde les obstacles physiques compliqués à franchir ne sont plus qu’une formalité.Quel que soit son paramétrage, The Last of Us Part I dispose d’une bonne durée de vie ( 20h minimum). Espérons que l’absence du multijoueur autrefois intégré au profit d’un The Last of Us Factions toujours en développement et totalement indépendant s’explique par la mise en place d’un modèle économique de type Fortnite.
Indissociable du succès de The Last of Us, la musique de Gustavo Santaolalla est toujours aussi émouvante à entendre. Comme pour Xenoblade Chronicle 3, l’emploi non conventionnel d’instruments traditionnels prouve l’efficacité de ce concept. Il est difficile de croire qu’HBO ne l’utilise pas dans la série prévue pour 2023.
Si pour un passionné la question de posséder un chef d’œuvre dans sa meilleure version ne se  pose pas, acquérir au prix fort de The Last of Us Part I n’est vraiment justifié que pour ceux qui découvre la licence, qui n’y ont jamais joué ou sont des fans absolus, les autres peuvent se permettre d’attendre une petite baisse.


The Last of Us Part I
Disponible le 02 septembre 2022 sur PS5

The Last of Us Part I

69.99
9.5

Général

9.5/10

Pour

  • Le degré de paramétrabilité
  • L'histoire toujours aussi prenante
  • Les graphismes améliorés

Contre

  • Plus de multijoueurs
  • L'édition Firefly indisponible en Europe

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Spécialiste High Tech, Gameur old School, le Triangle Infernal

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