The Evil Within 2, la vision vidéoludique du cauchemar selon Trent Haaga

Coté à Hollywood pour la qualité de ses scénarios, Trent Haaga n’a pas le temps pour diriger des acteurs. Pourtant juste avant travailler sur The Evil Within 2, il a réalisé 68 Kill programmé au FEFFS et en compétition au PIFFF.
Si ce film de genre complétement déjanté a peu de chances de sortir en France sous quelque format que soit, il est riche en indications sur la direction que va prendre le nouvel opus de Tango Gameworks.
3 ans se sont écoulés depuis les traumatisants évènements de Beacon. Sébastian Castellanos apprend que sa fille Lily n’est pas morte mais utilisée par l’obscure société MOEBIUS pour alimenter le STEM un tout nouveau simulateur.
Seulement Union l’environnement virtuel généré par le STEM se désagrège. Le problème ne peut être réparé que de l’intérieur et l’équipe envoyée par MOBIUS ne répond plus. L’ancien policier n’a n’autre choix pour sauver son enfant que de se connecter à son tour.
Au lancement The Evil Within 2 le joueur peut choisir la configuration de commande adéquate selon son passif avec le premier épisode. De même il est recommandé pour une expérience immersive de choisir la difficulté du mode survie intermédiaire entre le cauchemar et la détente.Si le thème du père voulant sauver sa fille fait penser à The Last of Us ou encore Silent Hills, l’originalité de The Evil Within 2 réside dans son traitement. Evoluer dans un monde virtuel à la Matrix permet d’effectuer des transitions des plus surprenantes sans justifications. De plus, la mégalomanie des principaux méchants donne vraiment envie de les affronter.
Sans faire de miracles, STEM la version optimisée d’un des moteurs d’Id Tech en clin d’oeil à la machine utilisée dans le jeu donne d’assez bons résultats. Elle est en cela aidée par l’excellente direction artistique et l’atmosphère angoissante qui en découle. La patte du studio fondé par Shinji Mikami est immédiatement identifiable même s’il n’est que producteur pour cet opus.
Outre Resident Evil pour le jeu vidéo, les références cinématographiques fourmillent dans The Evil Within 2. Du classique Shinning à Freddy les griffes de la nuit sans oublier Hellraiser, les amateurs de sensations fortes en auront pour leur frais avec à la clé quelques jumpscares bien placés.
La plupart de l’aventure se joue en vue à la 3ème personne dans un monde semi-ouvert avec la liberté de passer quand on le souhaite d’une mission principale à une autre plus annexe. L’arsenal à disposition n’étant pas exhaustif, les armes doivent être utilisées avec intelligence tout comme le gel vert recueilli par Sebastian pour augmenter ses compétences.
De manière mineure, quelques bugs de collision sont survenus en cours de partie. La gestion des caméras est maitrisée même si on peut se retrouver un peu perdu quand on se cache dans les buissons.
Si le bestiaire zombie n’est pas très varié, les monstres intermédiaires ne sont pas évidents à abattre tandis les boss de fin de niveaux sont carrément éprouvants. Pour éviter une mort brutale, privilégier les attaques furtives ou l’évitement à l’attaque frontale est vivement recommandée.

En plus de quelques classiques de Tchaikovsky et de l’étrange reprise d’Ordinary World de Duran Duran par Hit House, les compositions oppressantes de Masatoshi Yanagi contribuent à installer une ambiance stressante à souhait.

En faisant les missions annexes, 16 heures ont été requises pour finir le jeu avec un final des plus spectaculaires. De plus la rejouabilité avec de nouveaux modes saura challenger le survivant qui sommeille en vous.
En délivrant une suite un peu plus orientée action horror que survival dotée d’un scénario plus accessible, Bethesda et Tango Gameworks sont parvenus à renouveler The Evil Within sans en dénaturer l’essence. Avec la démo gratuite disponible depuis le 8 décembre, le cauchemar est à portée de manette pour se faire une idée.

The Evil Within 2
Disponible sur PS4 et Xbox One

The Evil Within 2

29.99
8.5

Global

8.5/10

Pour

  • L'ambiance stressante
  • Le monde semi ouvert
  • Le final

Contre

  • La caméra dans les buissons

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Spécialiste High Tech, Gameur old School, le Triangle Infernal

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.