Dirt 4, aucune crainte à avoir

7 ans après la sortie de Dirt 3 sur PS3, Xbox 360 et PC, Codemasters nous délivre enfin le quatrième opus de sa série phare. Avec Dirt Rally, le studio britannique s’était déjà essayé à la Next Gen. Le résultat était techniquement satisfaisant mais il manquait clairement de contenu.
Après une enthousiasmante cinématique, un écran invite à créer son profil et définir le style de pilotage désiré. Que l’on penche pour une expérience de type arcade ou simulation, il est bien sur possible par la suite de changer. Le jeu enchaine sur une course d’évaluation à bord d’une Ford Fiesta R2 M-Sport.
Cette épreuve permet de déterminer le niveau de difficulté adéquat pour une meilleure expérience de jeu. Elle est directement suivie par une intégration au sein de la Dirt Academie. Il s’agit d’un bac a sable permettant de maitriser différentes techniques de pilotage.En combinant à la fois exercices pratiques et conseils illustrés, cette partie tuto est terriblement efficace. Quitter l’académie revient à afficher l’intégralité du menu principal. Il se décompose en 5 sections : Epreuves, Mon écurie, Véhicules, Messagerie, Options et Extras.Outre la personnalisation de votre écurie en lui trouvant un nom, une identité visuelle et des sponsors, recruter du personnel confère au jeu un aspect gestion plutôt amusant. Comparer les profils, négocier les salaires et prendre en compte la durée des contrats vous mettront dans la peau d’un vrai DRH.
La section Véhicules permet d’acheter de nouveaux bolides directement chez le concessionnaire ou par le biais de petites annonces où se logent les meilleures affaires. L’intégralité de vos acquisitions se retrouve alors dans votre garage. Sélectionner Epreuves conduit directement aux pistes.Vous aurez le choix d’opter pour le mode Carrière, d’affronter d’autres pilotes dans les modes Compétition ou Multijoueurs, de créer votre propre championnat en Jeu libre, de retourner à l’Academie Dirt ou encore de faire une Virée pour affronter toute une série de défis techniques.
En mode carrière différents types de courses sont proposés : Rally, Land Rush, Rally Cross, Historic Rally. Ils ne seront toutefois accessibles qu’au fur et à mesure en accumulant les victoires. Si le nombre de circuits n’est pas exhaustif, piloter est un plaisir grâce à la variété des véhicules mis à disposition.Camions de course, buggies, voitures de tourisme aménagées ou de sport, les sensations au volent varient considérablement. Selon le modèle choisi il faut adopter le style de conduite adéquat. La durée de vie du jeu s’en trouve augmentée car cela donne envie de tout essayer.De plus l’impact de l’environnement qu’il soit pluvieux ou embrumé, l’état de la piste, sur sable, graviers, ou accidentée avec des grosses crevasses remplies d’eau sont autant de difficultés qu’il va falloir surmonter pour remporter la victoire.
Testé dur PS4 Pro, les graphismes de Dirt 4 se sont encore améliorés par rapport à Dirt Rally. Certain angles de vue sont si immersifs que le replay pour en profiter est un spectacle en soi. Autre point positif, le public ressemble enfin à quelque chose avec des comportements plus naturels et moins synchronisés.
Une avancée est aussi clairement audible avec les bruitages des moteurs, des roues crissant sur la neige, dérapant dans la boue ou encore avec les encouragements du copilote qui correspondent mieux à la situation sans être trop répétitifs.
Si elle demeure dans son ensemble très rock, la bande son de Dirt 4 comprend toutefois de l’électro avec notamment the Chemical Brothers, du drum n bass et même quelques morceaux de rnb. Le cocktail est tellement énergisant qu’il pourrait servir de playlist moteur pour faire un jogging.

Mise à part un nombre de circuits un peu réduit, Dirt 4 avec son double mode arcade ou simulation est une réussite à la fois en terme d’esthétique, de plaisir de jeu et de contenu. Il se place ainsi sans conteste sur la plus haute marche du podium concernant la série des Dirt.

Dirt 4
Disponible sur PS4, Xbox One et PC

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Entrepreneur High Tech, Gameur old School, Journaliste 2.0. La Quadrature du Cercle

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