Detective Conan and the Scarlet Bullet, meurtre à très grande vitesse

Après une période de privation qui a duré plus de 8 mois quelle autre meilleure façon que d’alimenter la rubrique Coté ciné grâce à la projection privée et en avant-première de Detective Conan and the Scarlet Bullet le jour de la réouverture en France des salles de cinéma. Cette première fois au cinéma est-elle à la hauteur ?

Alors que le Japon se prépare à accueillir les Jeux Sportifs Mondiaux avec en point d’orgue, l’inauguration d’un train à très grande vitesse, les dirigeants des sociétés sponsor se retrouvent kidnappés voire même tués. Detective Conan rapproche ce mode opératoire de celui pratiqué 15 ans auparavant à Boston.

Crée en 1994 par Gosho Aoyama, Detective Conan est un Shonen dans lequel Shinichi Kudoun adolescent fan de Sherlock Holmes se retrouve suite à l’absorption forcée d’un poison, prisonnier d’un corps d’enfant. Désormais sous l’identité de Conan Doyle, il aide le père détective de son amie Ran Môri à résoudre des affaires.

Pour mener à bien ses enquêtes Detective Conan recourt aux gadgets du professeur Agasa. Du nœud papillon modulateur de voix aux chaussures de puissance, en passant par le skate motorisé, le ballon autogonflant, les lunettes radar ou la montre à aiguilles anesthésiantes, l’équipement de Shinichi n’a rien à envier à celui de James Bond.

Malgré un bienvenu récapitulatif en début de générique, de nombreuses références échapperont aux néophytes. Heureusement elles n’empêchent en rien la bonne compréhension et appréciation de l’histoire grâce au travail rodé de Takeharu Sakurai scénariste de Detective Conan pour la 5eme fois.

Avec une magnifique scène d’intro en totale adéquation avec l’esprit du manga, la violence dans the Scarlet Bullet s’avère par la suite quelque peu aseptisée surement pour éviter au second film de la réalisatrice Chika Nagaoka une interdiction trop sévère par la commission de classification des œuvres cinématographiques.

De même si la mécanique où le lecteur est invité à résoudre les énigmes avant Detective Conan est moins évidente, dignes de Sherlock Holmes les explications et dénouements ont conservé leur nature technique avec par exemple des scènes où la sustentation magnétique et le quench c’est à dire la vaporisation de l’hélium liquide sont à l’honneur.

En plus des principaux, ce dernier opus est l’occasion pour de nombreux personnages de faire leur apparition au cinéma. Une telle profusion limite le développement approfondi de certaines figures tel l’énigmatique tireur d’Elite agent du FBI Shuichi Akai ou Mary au potentiel scénaristique pourtant intéressant.

Avec plus de 1000 épisodes diffusés, Detective Conan existe aussi en animé. La direction artistique dans The Scarlet Bullet lui est fidèle grâce à l’emploi parcimonieux de la technologie 3D pour dynamiser certaines scènes d’action. De même selon l’éditeur, les voix utilisées pour la VF sont aussi celles de la série auxquelles les fans sont attachés.

Bien qu’un peu édulcoré, The Scarlet Bullet sur grand écran est une chance que tout fan de Detective Conan se doit de saisir surtout en ce moment. Ceux qui découvrent l’œuvre empruntant autant à Captain Tsubasa, qu’à Inspecteur Gadget et Sherlock Holmes obtiendront dans le manga les réponses qu’ils n’ont pas pu avoir.

En plus de l’offre toujours en cours de la Fnac pour faire découvrir les mangas les plus célèbres en proposant leurs premiers tomes à 3 euros, le 5ème manga le plus vendu au monde va aussi être l’objet d’un livre. L’énigme Detective Conan par Pierre-William Fregonese est à paraitre cet été aux éditions Pixnlove.

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Spécialiste High Tech, Gameur old School, le Triangle Infernal

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