Days Gone, un patchwork survivaliste qui tient la route

Survivre dans monde post-apo peuplé de zombie a tellement fait recette qu’inévitablement cette thématique s’est retrouvée abordée jusqu’à saturation. Plébiscité lors de sa présentation, Days Gone manque t il d’intérêt à l’image de l’érosion qu’a rencontré la série The Walking Dead populaire à ses débuts ?
A la suite d’une épidémie, une grande partie de la population s’est transformée en zombie. Deux bikers Boozer et Deacon St John choisissent de subvenir à leurs besoins en rendant service à différents camps de survivants. Malheureusement certains humains sont aussi dangereux que les morts vivants.
Développé par Bend désormais dans le giron de Sony Interactive Entertainment, Days Gone se joue en vue à la troisième personne dans un monde ouvert. Le studio est à l’aise avec le genre comme il l’a déjà prouvé d’abord avec Resistance Retribution sur PSP puis confirmé avec Uncharted Golden Abyss sur PS Vita.
Après une cinématique dramatique, Days Gone met immédiatement au joueur le pied à l’étrier avec une chasse à l’homme qui s’effectue en moto. Si recourir à la violence physique est quelque fois inévitable, la plupart du temps la meilleure attitude à adopter pour progresser dans le jeu est de faire preuve de discrétion.
S’approprier la roue qui sert d’interface pour s’équiper et changer d’arme se fait facilement. Le menu permettant de consulter l’inventaire, les compétences, la carte et les scénarios du mode histoire s’avère aussi léché qu’ergonomique. Activable depuis le pavé tactile il témoigne de l’expérience PS Vita acquise par le studio.En permettant d’aborder l’histoire dans l’ordre que l’on souhaite mais aussi de gérer sa moto, Days of Gone emprunte quelques éléments de gameplay aperçus dans Mad Max ou encore Red Dead Redemption 2 avec l’entretien du cheval. Concernant l’infiltration, la violence des affrontements et le système de loot, le jeu penche plus du côté de The Last of Us.

Les autres mécaniques mises en place par les développeurs n’arrivent pas à masquer une répétitivité dans les missions et leur déroulé. Toutefois afin d’éviter une certaine lassitude notamment à rallier différents points à moto, voyager automatiquement est permis à un prix en carburant plus important.
L’univers de Days Gone est graphiquement réussi avec des environnements souvent forestiers mais convaincants et des villes abandonnées particulièrement réalistes. Le plus impressionnant visuellement demeure les meutes de zombies qui lorsqu’elles se déplacent donnent l’impression d’assister à une véritable scène de World War Z.
Outre le bestiaire déjà fort agressif, les zombies sont dotés d’une IA bien conçue. Le jour alors qu’ils dorment dans leur nid et sont plutôt éparpillés, ils se regroupent en horde organisée la nuit. Les humains ne sont pas en reste et tirer profit de tout avantage, climatologique ou matériel est déterminant pour s’en sortir.
Les nombreuses cinématiques permettent de s’attacher fortement aux personnages. Le ton adopté n’est pas surfait et les dialogues sont bien interprétés. La musique sert aussi beaucoup à impliquer émotionnellement le joueur à l’image de ce passage intimiste où un survivant empoigne sa guitare et se met à chanter.

Days Gone est un excellent patchwork de ce qui s’est fait de mieux dans le jeu horrifique de survie au sein d’un monde ravagé. Avec une durée de vie d’au moins 50 heures, la qualité de la narration et l’ambiance aussi oppressante que stimulante permettent largement d’occulter la récurrence de certains actions à effectuer et les quelques bugs qui peuvent se produire.


Days Gone
Disponible sur PS4

Days Gone

49.99
8

Global

8.0/10

Pour

  • Narration
  • Diversité du gameplay
  • Du zombie à gogo

Contre

  • Répétitivité des missions

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Spécialiste High Tech, Gameur old School, le Triangle Infernal

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