Dans Transformers : l’Age de l’Extinction, la Chine était utilisée comme relais de croissance pour trouver à la licence de nouveaux spectateurs. L’empire du milieu conquis il s’agit pour Transformers : The Last Knight de se renouveler en apportant des réponses aux questions laissées en suspens.
Alors que la guerre entre les humains et les Transformers fait rage, des profondeurs de la terre surgissent en différents endroits d’énormes cornes d’origine extraterrestres. Seuls l’inventeur Cade Yeager et Viviane Wembly, une historienne émérite sont en mesure d’enrayer cette nouvelle menace.
Avec d’un côté la Transformer Reaction Force, de l’autre les Decepticons et Optimus Prime aux abonnés absents ils pourront heureusement compter sur l’aide du fidèle Bumblebee, d’un vieux lord anglais accompagné de son robotique majordome.
The Last Knight est le dernier Transformers mis en scène par Michael Bay. Fidèle à sa réputation, il n’y a pas dérogé en insérant dans ce cinquième opus une myriade d’effets spéciaux, d’exposions et de placements produits. Cette fois, pourtant l’enfant terrible du film d’action  évite  une inutile surenchère.
On assiste à des scènes inédites dans la saga allant des champs de bataille anglais à l‘époque des chevaliers en passant par l’assaut d’un château occupé par les nazis. Ces phases historiques sont dues à une revisite de la mythologie arthurienne sans réelle adéquation avec l’univers des Transformers.
Même le talent d’Anthony Hopkins pour donner du poids à ce ressort scénaristique ne peut rien faire. Tandis que la présence au casting de John Turturro est inexploitée, Mark Whalberg toujours à l’aise en inébranlable héros s’en sort plutôt bien.
Au final, il appartient au beau sexe de camper des rôles plus intéressants qu’à l’accoutumée. Sexy sans pour autant être réduite à faire la potiche, Laura Haddock incarne un personnage clé tandis que celui de la jeune Isabela Moner bien que stéréotypé s’attirera néanmoins les faveurs des jeunes ado.
The Last Knight est aussi l’occasion de voir arriver de nouveaux Transformers. En dépit des 2h30 que dure le film, Michael Bay se contente pour les méchants d’une brêve présentation à la manière d’un jeu vidéo de combat sans les cinématiques.
C’est drôle mais trop court pour installer une quelconque intensité dramatique surtout en ce qui concerne le boss de fin. En revanche les gentils sont bien lotis avec par exemple le flegme britannique de Cogman le Transformers majordome oscillant entre C3PO et Jarvis.
On retrouve dans la nouvelle bande son de Steve Jablonsky le compositeur attitré de toute la saga un côté épique et plutôt plaisant comparable à celui qui imprègne Command and Conquer 3 ou encore une partie des Gears of War période X360 sur lesquels il a également travaillé.

Ce cinquième Transformers offre exactement ce qu’on attend d’un film de Michael Bay du divertissement grand spectacle pour en avoir plein les yeux et les oreilles surtout en Imax et en 3D cependant The Last Knight pêche par son scénario improbable qui trahit un certain épuisement de la licence.

Transformers : The Last Knight
Sortie le 28 juin 2017