Just Cause 4, le grappin à l’honneur

Après l’avoir évoqué à la Gamescom 2015 avec Roland Lesterlin en charge alors du troisième opus,  Just Cause 4 débarque enfin. Toujours développé par Avalanche Studios, cette fois sous la houlette de Francesco Antolini et édité par Square Enix, la présentation du jeu à Paris  plantait plutôt favorablement le décor.
Le combat de Rico Rodriguez contre la Main Noire se poursuit à Solis. L’ancien membre de l’Agence  a pour ambition de détruire le projet Illapa. Cette invention mise au point par son père transforme les intempéries en arme d’asservissement. Heureusement il va pouvoir compter sur le soutien de la population transformée en Armée du Chaos.
Après une cinématique qui revient brièvement mais habilement sur les épisodes précédents, une présentation des commandes principales a lieu dès les premières scènes. Le B.A-BA acquis, la suite fait rapidement comprendre au joueur que l’action va être au coeur du gameplay.
En vue à la première personne, ce GTA-like procure une liberté de mouvement particulièrement jubilatoire. Outre le fait de pouvoir réquisitionner n’importe quel moyen de locomotion sur terre, sur mer et dans les airs, Rico dispose d’une combinaison ailée volante, d’un parachute et d’un grappin.Ils offrent ainsi à l’ex-agent un excellent moyen de se déplacer. Le grappin peut aussi combiner d’autres fonctions personnalisables qui aideront Rico à se sortir de bien des situations. A base de mitraillettes, bazookas et fusils à pompe, l’arsenal reste toutefois le recours le plus direct pour éliminer les ennemis.Avec une trame principale assez proche de Rogue One, l’histoire ravira les amateurs de séries B avec des protagonistes aux personnalités bien marquées, des décors variés et des explosions en cascades façon Michael Bay. Si les types de missions se répètent, les mener à bien constitue à chaque fois un excellent défouloir.En plus de la physique bien gérée par Apex le moteur maison, l’ajout d’évènements météorologiques impactant la jouabilité est vraiment réussi. Même si le clipping est notable, la verticalité dans Just Cause 4 est juste remarquable. Elle participe grandement au réalisme des environnements au sein d’une carte gigantesque.
Une telle immensité sans temps de chargement intempestif implique des contreparties et c’est au niveau de la modélisation des personnages et des graphismes en général qu’elles se situent surtout sur consoles. De plus les ennemis ou les PNJ enrôlables ne bénéficient pas une IA très sophistiquée.

Contrairement à Red Dead Redemption II, Avalanche Studios n’a pas fait d’économie sur le doublage. En français comme dans la langue de Shakespeare, les voix sont de bonne facture. Dans la continuité du précédent opus, Zach Abramson a composé une bande son qui pourrait passer pour celle d’un film d’action des années 80.
Pour une touche plus exotique, il suffit d’allumer la radio quand Rico emprunte un véhicule. En se contentant uniquement des missions principales, terminer Just Cause 4 requiert environ 30h mais la centaine peut largement être atteinte en profitant de la liberté d’action du bac à sable.
A l’image des nouveautés apportées par la météo, Avalanche Studios a justement misé sur la physique de son moteur. Combinée à la personnalisation du grappin, elle permet d’élaborer des stratégies où les seules limites sont celles de l’imagination. La jubilation est telle qu’on en oublie les graphismes un peu en deçà pour de la Next Gen.

Just Cause 4
Disponible sur PS4, Xbox One et PC

Just Cause 4

35.08
7

Global

7.0/10

Pour

  • Fonctions du grappin
  • Liberté d'action
  • Verticalité

Contre

  • Missions répétitives
  • Graphisme

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Spécialiste High Tech, Gameur old School, le Triangle Infernal

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