Windbound, Koh Lanta Simulator

Les jeux de survie / aventure ne datent pas d’hier. Sapiens développé par Loriciel qui se déroulait à l’Age de pierre en est un bel exemple. Après avoir renouvelé avec succès le jeu tactique en temps réel avec Satellite Rein fortement inspiré de Syndicate, le studio 5 lives a t il réitéré l’exploit avec Winbound.

Après qu’un monstre marin ait fait chavirer son embarcation, Kara se réveille, seule sur une ile déserte simplement munie d’un couteau. Grâce à son habilité à confectionner des outils, elle tente de pallier les risques liés à l’exploration des lieux avec pour objectif de réussir à retrouver les siens.

Au lancement de Windbound, il faut choisir entre 2 niveaux de difficulté. Dans le mode Survie, mourir reviendra à recommencer toute l’aventure depuis le début muni des seuls objets conservés dans l’inventaire. Dans le mode Histoire aucun objet ne disparait de l’inventaire et la partie recommence au dernier chapitre atteint.

Pour survivre, Kara a besoin d’outils. En fabriquer requiert de parcourir les environs et de se placer devant certains matériaux pour les ramasser. Afficher l’inventaire permet de savoir comment les combiner pour obtenir un objet. Ne pouvant pas tout transporter, il faudra décider lesquels conserver ou abandonner.

Kara doit aussi composer avec sa condition physique représentée par une barre de vie et une double barre d’endurance. Cette dernière diminue selon les actions entreprises et remonte quand elle se repose. Il est indispensable de la ménager en évitant les efforts continus et en s’alimentant sous peine d’entamer son niveau maximal.

Véritable Robinson, Kara doit confectionner ses armes, chasser pour se nourrir, faire cuire ses aliments et veiller à l’entretien et à l’amélioration de ses ressources. La découverte d’une pagaie magique lui permet de construire un radeau afin d’explorer les iles avoisinantes et percer leur secret.

Le panel d’actions que Kara effectue est large mais la diriger ne pose aucun problème. La navigation dans les menus est intuitive et le texte des fenêtres d’information est bien lisible. Toutefois en avançant dans l’histoire, la répétitivité des opérations commence à peser même en après l’amélioration de l’équipement.

Magnifique, la direction artistique de Windbound rappelle celle de Windwalker et Breath of the Wild. Unity prouve à nouveau son aptitude à produire un rendu qualitatif de type ombrage de celluloïd (Cel-shading). S’il arrive que certains plans ne soient pas des plus judicieux, la gestion de la caméra est satisfaisante dans l’ensemble.

L’hommage aux aventures de Link se retrouve également dans la bande son. L’emploi de mélodies minimalistes en particulier durant les phases de navigation ne laisse planer aucun doute. Sans atteindre la maestria des compositeurs de Nintendo, la musique transporte aussi bien Kara que son embarcation.

Winbound pâtit de sa ressemblance graphique avec Breath of the Wild et peut décevoir si l’on s’attend à retrouver le souffle épique du hit de Nintendo. S’il n’évite pas les écueils du genre, ce Koh Lanta Simulator demeure divertissant. La douzaine d’heures pour en voir le bout s’écoule alors comme un radeau voguant au fil de l’eau.


Windbound
disponible sur PS4, Xbox One et PC

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Spécialiste High Tech, Gameur old School, le Triangle Infernal

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