Test de Devil May Cry 5, un retour plus que réussi

Je me souviens avoir jouer quelques heures à Devil May Cry sur PS2, il y a de cela de nombreuses années. Mais depuis, bien que j’aie suivi de près et de loin la licence, j’avais mis les aventures de Dante de côté. Après cinq jeux dont un (DmC) aux allures de reboot, Capcom nous fait le plaisir de sortir un cinquième opus, suite directe du quatrième volet … sorti en 2008. L’attente dut longue pour tous les fans de la licence, mais le résultat ici présent est de toute beauté. Gameplay, graphisme, fun et (dans une moindre mesure) scénario sont au rendez-vous, rendant Devil My Cry 5 un must.

Je ne m’attarderai pas sur l’univers et la place de ce cinquième opus dans ce dernier, tant mes dernières parties sur Devil May Cry remonte à très longtemps. Si comme moi vous n’avez pas fait les anciens opus, un rapide coup d’œil sur différents Wiki pour mettre à jour est nécessaire. Car en effet, le jeu commence sans un résumé sur l’histoire et on est directement jeté dans la gueule du loup … avec un combat perdu d’avance. On se retrouve donc à Red Grave City, une ville fictive où le démon Urizen, un démon assez glauque, étend son empire. Un mystérieux client, nommé V, vient demander les services de Dante (le tueur de démons) de tuer ce “roi démon”. C’est ainsi que l’histoire se déroule. Et cette histoire, nous allons la voir à travers nos trois protagonistes principaux : Nero, V et bien évidemment Dante. Divisé en une vingtaine de mission, l’histoire se suit de manière soutenue et c’est tant mieux vu le rythme du jeu : on ne s’ennuie jamais !

Devil May Cry 5 est de type Beat Them All, c’est à dire au fur et à mesure que vous avancez dans le niveau (type couloir, on est loin d’un open world), des hordes d’ennemis plus ou moins puissants s’abattront sur vous. Et voici comment on peut résumer le jeu, tant les missions proposent à chaque fois, le même format : customisation, cinématique, hordes d’ennemis, couloirs, boss, cinématique. De loin, cela peut être vu comme très lassant, mais le jeu propose aussi un gameplay aux petits oignons, simple à prendre en main et réellement fun. Comme dit précédemment, le jeu s’articule autour de trois protagonistes jouables. Ces trois personnages ne se ressemblent aucunement et chacun propose un gameplay lors de la phase de combats, totalement différent. Commençons avec Nero, le neveu de Dante. Nero, utilise une large épée (attaque au corps à corps), un pistolet (à distance) et, ayant perdu son bras droit, utilise divers bras motorisés trouvables sur les niveaux, appelés Devil Breakers. En effet, chaque personnage à une attaque “spéciale”, et les Devil Breakers sont ceux de Nero. Nous avons ensuite V, un personnage très énigmatique et très faible physiquement. V, pour se battre, n’utilise pas des armes “conventionnelles”, mais plutôt des invocations, des familiers qui se battront pour lui, tandis que sa principale fonction à V est d’achever les ennemis une fois très affaibli. Parmi ces familiers on retrouve Shadow, une sorte de tigre / léopard dédié aux attaques au corps à corps, Griffon, un aigle bavard attaquant à distance et enfin Nightmare, un titan gigantesque faisant de très gros dégâts (Nightmare étant le coup ultime de V). Et enfin nous avons Dante, qui s’appuie sur un large éventail d’armes à distances et au corps à corps, tout en permettant au joueur de switcher en plein combats.

Voici de manière générale le gameplay, et le point important est que chacun des trois protagonistes ont leur manière de jouer. Avec Dante et Nero, on fonce dans le tas, on enchaîne les combos et les esquives, alors qu’avec V (mon préféré), les combats changent légèrement. Alors qu’on contrôle bien évidemment les familiers, on est sans cesse en train d’esquiver pour éviter les coups, pendant que nos invocations font le travail. De plus, chaque familier à sa propre barre de vie, rendant ainsi les combats un peu plus stressants, un must. De plus, pour chaque personnage, vous avez un arbre de compétence achetable avec la monnaie du jeu, les orbes rouges. Trouvable très facilement au cours du jeu, ces derniers vont vous permettre d’acheter des nouvelles attaques et améliorations pour vos les personnages jouables du jeu, les rendant encore plus fort et surtout dynamique, avec un potentiel de combos illimité !

Pour accompagner le tout, Capcom a utilisé son moteur RE Engine, initié avec RE (Resident Evil) 7 et améliorer avec le remake de RE 2 et ici, Devil May Cry 5. Le moteur est, graphiquement, très bon avec ombres dynamiques précises et une très bonne gestion de la lumière. Ce qui accentue les différents effets lumineux et particules des attaques de nos protagonistes, et ce côté spectacle visuel s’accompagne très bien à l’univers du jeu. Côté décors, le jeu nous transporte à la fois dans une ville au style Gothique dévastée par les démons aux entrailles mêmes de l’enfer, avec des décors assez sombres.

Au final le jeu est excellent : on ne s’ennuie jamais. Devil May Cry 5 est fun, rapide, se renouvelle et propose une histoire sympathique qui se laisse suivre sans encombre. Avec son système de scoring et la possibilité d’avoir le choix du personnage (la plupart du temps), la re jouabilité est d’une certaine manière, de mise. En ligne droite, comptez entre 10/12h pour terminer le jeu, un peu plus bien évidemment si vous voulez parfaire le titre.

Devil May Cry 5

54.00 €
9.3

Global

9.3/10

Roxarmy Auteur

Blogueur durant ses heures perdues. Adore l'informatique, les mangas et le high-tech mais aussi et surtout jouer !

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