Stellaris Console Edition, le délice de Tantalus

Parmi les jeux de stratégie et de gestion à grande échelle il existe une catégorie consacrée à l’exploration, l’exploitation l’expansion et l’extermination dans l’espace. Malgré sa prédisposition naturelle pour le PC, Paradox interactive s’est risqué à un portage sur console de son 4X, Stellaris mais le résultat est-il probant ?

A la tête d’un empire personnalisé, vous avez pour objectif de le faire croitre alors que le voyage spatial en dehors de votre système solaire d’origine est enfin possible. Inévitablement votre expansion va finir par empiéter sur celles des autres. Il conviendra d’établir par la force ou la diplomatie votre domination.

Développé par Tantalus pour la version console, Stellaris se joue en temps réel avec pause active. Il débute par la spécification des caractéristiques de l’empire. De l’espèce à la planète natale en passant par le régime politique sans oublier l’arsenal, les paramètres sont nombreux à définir avant de se lancer.

Bien qu’un mode multi jour soit disponible, il est prudent de de s’exercer auparavant avec le solo avant se lancer tant le nombre d’information à ingérer est conséquent. Heureusement un didacticiel présenté sous la forme d’un conseiller artificiel existe pour vous aider. Son niveau d’intervention est modulable à tout moment.

Dans un premier temps il est surtout question d’exploration, de construction et d’exploitation des planètes générées de manière procédurale. Avec l’expansion survient les premiers contacts avec d’autres espèces qui selon la stratégie adoptée peuvent conduire à des partenariats ou à la guerre voire l’extermination.

Par la vue en 3D d’une partie ou de la totalité de la carte, l’emploi du moteur Clausewitz 2 développé par Paradox est immédiatement reconnaissable. Les zooms, dezooms et autres rotations autour d’un objet s’effectuent fluidement et les effets lumineux émanant des étoiles sont vraiment réussis.

L’intégralité des menus est accessible et l’affichage des fenêtres est quelque peu austère. Lorsqu’elles contiennent des animations, ces dernières sont réduites à leurs plus simples expressions. Les phases de combat s’avèrent passionnantes à suivre. Enfin si les voix sont en anglais, tous les textes sont traduits en français bien que difficiles à lire sur une télé.

Pour accompagner musicalement Stellaris, le travail effectué par Andres Waldetoft, compositeur chez Paradox Interactive est tout simplement prodigieux. La bande son à base de synthétiseurs sied parfaitement à l’ambiance. Tout au long des heures que requiert une partie, à aucun moment elle ne finit par lasser.

Indissociable du genre, la durée de vie de Stellaris est énorme. Toutefois pour modifier les mécaniques de jeu, introduire des éléments scénaristiques ou tout simplement ajouter des nouveaux éléments cosmétiques comme des races, des vaisseaux ou des armes, 2 extensions et 4 DLC sont téléchargeables à ce jour.

La force de Stellaris fait aussi sa faiblesse. Il faut du temps pour comprendre, passer des heures à s’exercer et consacrer bien des soirées avant de pouvoir s’éclater mais au final quelle récompense. Jouer avec la manette en devient anecdotique. Quand on aime le genre si peu courant sur consoles, c’en devient carrément un délice.


Stellaris Console Edition
Disponible sur PS4 et Xbox One

Stellaris Console Edition

35.19 €
7

Général

7.0/10

Pour

  • 4X sur consoles
  • Bande son
  • Durée de vie

Contre

  • Menu austère
  • Lisibilité des textes sur TV

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Spécialiste High Tech, Gameur old School, le Triangle Infernal

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