Ready Player One, l’E.T de la génération digitale

La nostalgie des années 80 s’est accentuée. Surfer sur cette tendance s’avère être payant comme en témoigne le succès de la série Stranger Things, les ruptures de stocks de mini consoles retro ou encore les ventes aux enchères de baskets Retour vers le Futur qui feraient passer des Berlutti pour des tongs de plage.
Naturellement le cinéma n’est pas en reste avec les sorties de Sos Fantômes, Blade Runner ou encore de Ca. Depuis le 27 à l’affiche, Ready Player One loin d’être une simple suite ou un remake s’inscrit pourant dans cette mouvance. Il s’agit de la libre adaptation du livre d’Ernest Cline par Steven Spielberg le cinéaste de divertissement par excellence des années 80.

Dans un monde futuriste, le système de réalité virtuelle dénommé Oasis est le bien culturel le plus consommé sur terre. En guise de testament son richissime et décédé créateur James Halliday a décidé de léguer sa société et sa fortune à quiconque trouvera l’Oeuf de Pâques caché au sein de son oeuvre numérique.
Particulièrement à l’aise dans cet univers le jeune Wade Watts afin d’échapper à une vie guère enviable décide se lancer dans cette chasse au trésor virtuelle mais aux conséquence bien réelles. En mettent à l’honneur l’aventure de jeunes teenagers, Steven Spielberg renoue brillamment avec le style qui à fait son succès dans les années 80.
Les flashbacks sur la vie de James Halliday sont une évidente allégorie sur ses propres interrogations vis à vis de son travail et de sa contribution majeure à la culture pop. Les séquences réalisées dans le monde virtuel sont particulièrement réussies et paradoxalement semblent naturelles.
Spielberg évite adroitement la critique facile concernant la VR et réjouit le spectateur avec de multiples références cinématographiques et vidéoludiques. Chacun quelque soit sa génération peut s’amuser à repérer les clins d’oeil disséminés dans le film, un peu comme le font les protagonistes de ce Charlie et le Chocolaterie version numérique.
Par conséquent beaucoup de libertés ont été prises à l’égard du livre, rendant sa version cinématographique largement plus grand public. On peut ainsi regretter un méchant quelque peu édulcoré et un peu trop de fan service, le rythme n’en demeure pas moins soutenu. Les 2h20 que dure Ready Player One ne se font pas vraiment sentir.
La distribution des rôles est entièrement de son époque avec un cahier des charges caricaturalement bien rempli. Tye Sheridan jeune Cyclope dans X-men Apocalypse tient le rôle principal. Olivia Cooke renverra l’image de la jeune fille forte et indépendante tandis qu’avec Lena Waithe et Win Morisaki , les minorités noires et asiatiques seront représentées.
Caché sous les trait d’ Unkar Plutt dans Star Wars le Réveil de la Force, Simon Pegg le Scotty du Star trek version J J Abrams n’est que peu exploité dans le rôle d’Ogden Morrow, le co fondateur de l’Oasis. Comme dans les Gardiens de la Galaxie, la bande en plus des compositions d’Alan Silverstri comprend une ribambelle de tubes.
Du disco des Bee Gees à l’électro pop synthé de New Order via sans oublier le kitschissime hard rock coloré des Twisted Sister. Au même titre que les Goonies dans les années 80 Jumanji dans les années 90 et Spiderman dans les années 2000, Ready Player One est un rafraichissant divertissement familial.
Il servira surement de marqueur des années 2010 à la génération digitale en attendant Ready Player Two.

Ready Player One
Sortie en salle le 27 mars 2017

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Entrepreneur High Tech, Gameur old School, Journaliste 2.0. La Quadrature du Cercle

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