Okunoka Madness, héritier de Super Meat Ball

Quand on parle de jeux de type Die and retry il vient immédiatement à l’esprit la série des « Souls ». Cette mécanique où pour progresser il est quasi inéluctable de mourir ne s’applique pourtant pas qu’aux RPG. En quoi Okunoka Madness, dernière création du studio italien Caracal Games remplit elle tous les critères ?

Les monde des Ames est menacé. Evil OS, le cyclope biscornu et ventripotent muni d’un bras canon est de retour. La situation est grave au point de réveiller Ka, le héros à la langue bien pendue. Pour mettre hors d’état de nuire son ennemi juré, il remonte sa piste en purifiant les âmes noircies laissée sur son passage.

Okunoka Madness est un jeu de plateforme où la nécessité de maitriser la manette est poussée à l’extrême. Chaque monde est divisé en plusieurs tableaux où il faut amener Ka à proximité d’une âme pour qu’il la gobe et l’expulse sous des acclamations façon Yoshi. Une note est attribuée en fonction du temps d’exécution.

Il est alors possible de recommencer, revenir à la carte, consulter le classement ou de passer au niveau suivant. Pour y parvenir, Ka est capable de de courir, sauter plus ou moins haut selon la pression appliquée sur le bouton « Saut », de s’accrocher et de glisser le long des murs et de solidifier les nuages en glace, feu et électricité.

Le jeu débute par un tutoriel dans une langue comparable à celle des lapins crétins. Pour comprendre les instructions, les illustrations sont bien plus explicites. Très vite en plus des capacités accrues en escalade, il faut éviter tout contact avec un bestiaire original armé de pics, scies circulaires et autres joyeusetés.

Pour varier la jouabilité, outre les affrontements avec les boss où il convient d’utiliser l’agressivité de l’adversaire pour qu’elle se retourne contre lui, surviennent des vortex vers des niveaux bonus à terminer en un nombre limité de vies ou encore dans lesquels des collectées débloquent des remplaçants à Ka.

En plus du mode Histoire, Okunoka Madness propose 2 modes supplémentaires : « folie » et « contre la montre ». Le premier contient des niveaux supplémentaires par rapport à la version sortie en 2018. Le second ravira les amateurs de speedrunning puisqu’il s’agit de finir tout un monde d’une seule traite en un temps record.

La direction artistique est enchanteresse. Les graphismes dans le style dessin à la main sont riches de détails et de couleurs avec parfois de sympathiques clin d’oeil à la culture pop. Bien qu’élémentaire, l’animation des personnages est fluide, aucun ralentissement ne vient troubler une partie et les temps de chargement sont ultra courts.

Sans être particulièrement marquants, les morceaux composés par Andrea Federici sont variés et ont le mérite de ne rien ajouter au stress que procure la difficulté accrue du jeu. Cette règle s’applique jusqu’aux niveaux où Ka doit affronter les boss. La musique devient plus rock De plus les effets sonores sont de bonne facture.

S’inspirant de Super Meat Boy Cararacal Games a intégré dans son jeu une mécanique à base de parois rendant l’exercice encore plus ardu qui prendra environ 8h à terminer. Nécessitant de mourir maintes fois pour progresser et une dextérité hors pair avec la manette, Okunoka Madness est un die and retry à part entière mais à réserver aux afficionados du genre.


Okunoka Madness
Disponible sur PS4, Xbox One, Pc et Nintendo Switch

Okunoka Madness

14.99
7

Général

7.0/10

Pour

  • Le défi à relever
  • Direction Artistique
  • Durée de vie

Contre

  • Musique facile
  • Proximité avec Super Meat Boy

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Spécialiste High Tech, Gameur old School, le Triangle Infernal

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