Après avoir fait voyager les amateurs de gestion sur terre, sur mer et dans les airs, Urban Games reprend les commandes avec Transport Fever 3. Cet épisode promet des réseaux plus complexes, des villes plus vivantes et une économie plus exigeante. S’agit-il d’une simple évolution ou d’un véritable changement de voie ?

Transport Fever 3 est un jeu de simulation de transport développé par le studio suisse Urban Games. Rencontré à la Gamescom, Daniel Guimard, artiste 3D senior chargé de la création des véhicules, présentait avec une fierté justifiée son travail particulièrement détaillé, fruit d’un important travail de documentation.

Le menu principal propose une partie libre, une campagne, un éditeur de cartes, un espace de modifications communautaires donnant accès aux créations des joueurs et enfin un didacticiel de démarrage rapide. Ce dernier permet de découvrir les mécanismes fondamentaux sans devoir se lancer immédiatement dans une partie complète.

La campagne propose des missions scénarisées avec des objectifs précis. Elle permet de découvrir progressivement les différentes activités liées au transport et les contraintes économiques associées. La construction des infrastructures, le choix des véhicules et la rentabilité des lignes constituent les principales préoccupations.

Les premières opérations se déroulent à La Nouvelle-Orléans. Le jeune Andrew, au service du maire, doit repérer les alligators réfugiés dans la forêt après de fortes précipitations. Leur retour dans le bayou permettra aux bûcherons de reprendre le travail et de livrer le bois nécessaire à la construction d’un nouvel hôtel.

La multiplication des paramètres complique rapidement les opérations. La fréquence des véhicules, les coûts d’entretien, les distances parcourues et la demande des villes influencent les bénéfices. Une ligne mal conçue peut rapidement engloutir les finances et compromettre les futurs investissements.

Sur consoles, la manipulation de la carte s’effectue avec les sticks de la manette. Zoomer, modifier l’angle de vue ou déplacer la caméra ne pose pas de difficulté particulière. En revanche, la navigation dans les nombreux menus et le placement précis de certaines infrastructures réclament davantage de manipulations.

Le catalogue comprend plus de 300 véhicules couvrant différentes époques. Trains, camions, autobus, bateaux et avions côtoient désormais des hélicoptères. Le choix du matériel dépend de la nature des marchandises, du nombre de passagers et des distances à parcourir. Le transport le plus rapide n’est pas forcément le plus rentable.

Les habitants ne se contentent plus de réclamer des moyens de transport. Le bruit, la pollution et les conditions de circulation influencent l’expansion des villes. La construction de tunnels, l’installation de protections antibruit et le choix des itinéraires permettent de limiter les nuisances provoquées par certaines infrastructures.

Des installations spécifiques permettent d’assurer l’entretien des véhicules et de prolonger leur efficacité. Parallèlement, l’investissement dans des monuments prestigieux contribue au développement des villes, même si ces constructions représentent une dépense supplémentaire à intégrer dans la gestion des finances.

En plus de permettre de passer d’une vue aérienne à une vue à la première personne sans interruption, le moteur maison de Transport Fever 3 offre des décors agréables et variés. La possibilité de se placer à bord des véhicules ou d’adopter le point de vue des passants participe toujours au plaisir de contempler les réseaux en activité.

La bande originale marque un changement avec l’arrivée de J.J. Ipsen, compositeur ayant notamment travaillé sur Planet Coaster et Planet Zoo. Ses compositions accompagnent les longues sessions de gestion, tandis que plusieurs musiciens, dont Dag Winderlich, signent les morceaux spécifiques à la campagne.

La durée de vie fait incontestablement partie des atouts de Transport Fever 3. Une mission peut demander plusieurs heures et le jeu libre ne possède aucune véritable limite. Développer un réseau rentable sur une carte entière exige du temps, surtout lorsque les villes grandissent et que les infrastructures commencent à saturer.

La question écologique, l’entretien des véhicules et l’investissement dans des monuments apportent à Transport Fever 3 une profondeur supplémentaire. Malgré une prise en main plus exigeante sur consoles, le jeu d’Urban Games conserve son pouvoir d’attraction. La conquête spatiale sera-t-elle sa prochaine voie ?
Transport Fever 3
Disponible sur PS5, Xbox Series et PC
