Rocketman, Qui peut résister à la puissance d’une telle bande son ?

L’avalanche de récompenses obtenues per Bohemian Rhapsody et son nombre d’entrées au box office ne sont pas passées inaperçu. Quelle autre star aussi populaire que Freddy Mercury pourrait susciter l’adhésion du public si ce n’est Elton John. Avec Rocketman, son biopic se retrouve donc à l’affiche et en avant première au Grand Rex.

Au fin fond du Middlesex,  entre un père aviateur distant et un mère humiliante l’enfance de Reginald Dwight est loin d’être idyllique. La musique l’aidant à palier son manque d’affection, il s’avère particulièrement doué au piano. Encouragé par sa grand mère à suivre des cours, il ne tarde pas à joindre un groupe pour exprimer tout son talent et devenir Elton John.
Rocketman est un biopic sur la vie d’Elton John avec certains passages chantés et dansés. Les grandes étapes de sa vie sont parcourues de la petite enfance à ses débuts au sein d’un groupe, de sa rencontre avec son compositeur et celle de son producteur à sa descente aux enfers liée au succès et enfin son retour à l’équilibre.

La mise en scène de Dexter Fletcher est dynamique et le film coloré, son coté comédie musicale ne met pas mal à l’aise.  L’ancien acteur d’Arnaques, Crimes et  Botanique est coutumier du genre ayant réalisé Sunshine on Leith puis ayant remplacé au pied levé Bryan Singer sur Bohemian Raphsody.
Naturellement le film repose sur les épaules de l’acteur principal. Ayant deja travaillé avec lui, choisir Taron Egerton coulait véritablement de source.  Totalement fan d’Elton John, l’apprenti espion dans Kingsman prêtait déjà sa voix au gorille Johnny dans la version anglaise de Tous en scène pour chanter I’m still standing.

Dans Rocketman le jeu de Taron est particulièrement  convaincant. Il réussi à retranscrire toute la pétulance mais aussi la détresse du personnage. Malheureusement le film s’appuie trop sur le répertoire de la star. Un développement plus important de son processus créatif aurait amoindri cette impression de long vidéo clip.
Certaines scènes donnent aussi l’impression d’exister uniquement pour caresser dans le sens du poil le public homosexuel, ce qu’a su éviter Brian Singer avec  Bohemian Rhapsody par exemple. Le film étant produit par l’artiste on se retrouve avec un biopic quelque peu édulcoré bien qu’il s’en défende.

Rocketman demeure malgré tout un bon divertissement. Qui peut véritablement résister à la puissance d’une telle bande son ?

Rocketman
En salle le 29 mai 2019

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Spécialiste High Tech, Gameur old School, le Triangle Infernal

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