Death Stranding Director’s Cut, une version « Plus » pour sa sortie sur PS5

Director’s Cut, est un terme tiré du cinéma pour présenter une œuvre ayant reçu l’aval du réalisateur. Connaissant Hideo Kojima et son œuvre depuis 2019, Death Stranding était déjà un jeu où Kojima avait laissé libre court à son imagination et il n’avait déjà à l’époque laisser personne indifférent avec d’un côté des raccourcis (« Fedex simulator ») et de l’autre des acclamations. Deux ans plus tard, Death Stranding Director’s Cut sort sur la petite dernière de Sony avec, en plus d’un léger boost graphique, divers ajouts de gameplay tant en solo, qu’en multijoueurs. Parfois touchant directement au gameplay et parfois facultatif, les ajouts sont multiples et heureusement presque facultatifs, ne dénaturant pas l’œuvre originale. Nous pouvons presque appeler cette version Director’s Plus, comme le précise Hideo Kojima. Vendu 49.99 € en version boite sur PS5, un patch « Director’s Cut » est aussi disponible à 10€ pour les propriétaires du jeu original sur PS4, avec en prime, la possibilité de transférer sa sauvegarde de la PS4 à la PS5.

Jouer à 60 FPS apporte un réel confort

Inutile de vous présenter l’ouvre ou l’histoire de ce Death Stranding Director’s Cut, où vous incarnez Sam Porter dans un monde en ruines. Décimé par le Death Stranding ayant abouti à la sixième extinction, le monde des vivants s’est confondu avec celui des morts. Sam Porter est un transporteur parcourant les Etats-Unis, ayant en charge moult marchandises à dispatcher auprès des survivants, à travers les échoués et en tentant de sauver le monde. Et pour commencer, cette version PS5 va vous permettre de parcourir l’aventure dans une version, graphiquement, un peu plus boostée. Deux modes graphiques vous seront proposés : du 60 FPS avec de la 4K dynamique, ou de la 4K native avec une fréquence d’image dynamique (40 FPS et +). L’autre nouveauté et spécificité de cette version PS5 est le support de la DualSense et du SSD. En plus des temps de chargement inexistants, le jeu fait la part belle aux gâchettes adaptatives (pratique pour gérer l’équilibre) et aux vibrations HD, ajoutant un degré d’immersion non négligeable.

Les camps d’entrainement, un bon moyen de tuer de la MULE sans risque

Mais les autres nouveautés, d’où la Director’s « Plus », viendront s’ajouter à ce que propose le jeu, dans une dimension totalement facultative. Refaire Death Stranding Director’s Cut dans sa version Vanilla, c’est à dire l’œuvre originale sans ajout, est presque possible, tant les nouveautés proposées sont des ajouts diverses. La plupart de ces modifications touchant au gameplay, à la dimension multijoueurs ou encore vos pupilles via des cosmétiques. Commençons par les ajouts directement lié au coeur du jeu : les livraisons. De nouveaux équipements et accessoires vont vous permettre de simplifier et maximiser les colis livrés, à commencer par les stabilisateurs permettant d’éviter d’innombrables petites chutes, mais aussi de sauter sur de très grandes distances, ou même sauter d’une montagne en atterrissant en douceur. Sans parler de la catapulte à cargaison où notre fidèle robot à deux jambes, n’hésite plus à nous porter directement. Ces ajouts simplifient ainsi (je vous rassure, pas dès le début du jeu) le jeu, ce qui malheureusement, dénature un petit peu l’esprit et la vision initial du jeu d’Hideo Kojima(comme les différents niveaux difficultés à présent disponibles).

Faire une course au milieux des Echouées est … déroutant

Pour vous parfaire, et toujours vous comparer à autres joueurs via le online, un camp d’entrainement sera disponible permettant de tester les nouvelles armes proposées. Toujours dans la même veine, il est aussi possible de refaire tous les boss via votre chambre avec comme toujours, cette fameuse comparaison de scores. L’œuvre étant peut-être trop mature, du « fun » a été ajouté avec, accrochez-vous, des courses de véhicules ! Ou encore la possibilité d’effectuer des figures (pensée pour le mode photo) lorsque vous utilisez les tremplins en moto. Des quêtes annexes exclusives (en plus de celles de la version PC) font aussi parties de l’aventure.

La catapulte permet d’envoyer vos marchandises par les airs, avant de les rejoindre à pied

Au final que penser de Death Stranding Director’s Cut ? Le jeu est très bon en soit, il est même excellent pour tout ceux s’y intéressant un minimum. Cette version Director’s Cut, contrairement à celle de Ghost of Tsushima, n’apporte pas réellement un grand pan de jeu, mais de nombreux ajouts permettant (à mon sens) de casualiser le jeu, le rendant ainsi plus accessible. Est-ce qu’une personne ayant terminé déjà le jeu devrait repasser (même pour 10€ – le prix du patch pour la Director’s Cut via le Store) à la caisse ? Je ne pense pas, la version originale étant suffisante pour vivre l’expérience imaginée par Hideo Kojima. Mais pour les plus récalcitrants, ceux n’ayant pas tenté l’expérience sur PS4 ou PC par peur d’être un simple livreur ? Je dirai peut-être. En effet, le jeu reste assez unique dans son genre, les aller-retours et les différentes livraisons pourront malheureusement en rebuter plus d’un, malgré les ajouts proposés. Mais bon, je conseillerai tout même à quiconque de tenter l’expérience, notamment cette version Director’s Cut, permettant tout de même de faire un break (entrainement, boss, courses) entre deux livraisons.

Death Stranding Director's Cut

49.99 €
9.2

Général

9.2/10

Roxarmy Auteur

Blogueur durant ses heures perdues. Adore l'informatique, les mangas et le high-tech mais aussi et surtout jouer !

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