Primate : dans la jungle personne ne vous entendra crier

Primate est le nouveau thriller horrifique du réalisateur britannique Johannes Roberts, à qui l’on doit déjà 47 Meters Down, Strangers Prey at Night ou, plus récemment, le très contesté Resident Evil Bienvenue à Raccoon City. Attendu dans les salles françaises le 21 janvier 2026, le film marque un retour assumé à une horreur plus frontale et viscérale.

L’intrigue suit un groupe d’amis venus passer quelques jours de vacances sur une île tropicale appartenant à la famille de Lucy, interprétée par Johnny Sequoyah. À ses côtés se trouvent sa sœur cadette, leur père sourd incarné par Troy Kotsur, et Ben, un chimpanzé apprivoisé considéré comme un membre à part entière de la famille.

L’équilibre fragile de ce séjour paradisiaque vole en éclats lorsque l’animal est mordu par une mangouste enragée. Rapidement victime d’un comportement erratique et ultra-agressif, le chimpanzé se transforme en prédateur incontrôlable et traque méthodiquement les adolescents à travers la villa isolée.

Le casting humain se montre globalement convaincant, même si l’écriture ne lui offre pas toujours matière à briller. Johnny Sequoyah parvient néanmoins à insuffler une certaine fragilité à son personnage, rendant crédible son attachement à l’animal et son déni face à la menace grandissante.

Que ce soit par le biais d’effets spéciaux, d’animatronique ou de performance numérique, Ben s’impose comme une menace crédible et particulièrement dérangeante. Son comportement erratique, ses regards et sa gestuelle contribuent largement au malaise, évitant l’écueil du simple animal monstrueux.

Le film ne laisse que très peu de répit au spectateur. Le rythme s’avère soutenu, la tension quasi permanente et les attaques surviennent souvent là où elles ne sont pas attendues. Primate assume pleinement son statut de slasher animalier teinté de survival gore, multipliant les scènes de violence graphique sans jamais chercher à édulcorer son propos.

Johannes Roberts démontre ici une réelle maîtrise de la montée en pression, jouant intelligemment avec les espaces confinés et l’isolement géographique pour renforcer le sentiment de danger. La mise en scène se montre efficace et lisible, tandis que les effets spéciaux, majoritairement réussis, participent à la crédibilité de la menace.


La musique composée par Adrian Johnston accompagne efficacement l’ensemble, installant une atmosphère anxiogène permanente et soulignant chaque montée en tension sans jamais prendre le pas sur l’action. Connu pour entre autres I Am Not a Serial Killer, Johnston sait jouer sur les silences et les motifs inquiétants pour amplifier la peur et accentuer le suspense.

Tout n’est cependant pas irréprochable. En dehors de quelques idées intéressantes, notamment celle de l’animal domestique devenu incontrôlable et figure centrale de l’horreur, le scénario emprunte sans grande surprise les codes classiques du slasher. Les amateurs reconnaîtront rapidement les mécaniques narratives à l’œuvre.

Primate parvient à tenir son public en haleine et s’impose comme un divertissement horrifique solide et sans concession. Le film a d’ailleurs rencontré un certain écho lors de sa sortie américaine le 9 janvier dernier, en se hissant à la deuxième place du box-office, juste derrière Avatar 3.


Primate
Sortie en salle le 21 janvier 2026

Cet article a été écrit avec Warpzoneblog

Silverword Auteur

Critique de Cinéma, Spécialiste High Tech, Gameur old School, le Triangle Infernal

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