Roxarmy.com

Knack sur PS4 [Test]

Janvier 2014, j’effectue mon premier test sur console next Gen avec un titre exclusif à la PS4 , le très polémique Knack. Tout d’abord il aura fallu que j’équipe mon laboratoire de test d’un nouveau matériel. La plupart des images d’illustration de mes articles sur les jeux vidéo sont des captures réalisées avec la solution d’acquisition HD El Gato. Pour la PS3, j’évitais le problème de la HDCP (technologie de protection des contenus numérique haute définition) en utilisant la sortie S-vidéo de la PS3.

Désormais avec la PS4 la seule sortie vidéo étant l’HDMI, je n’obtient que le son avec la même configuration. En attendant que Sony déverrouille, comme annoncé,  la vidéo pour les jeux et pour ne pas vous priver de tests de jeux PS4 trop longtemps, chers et impatients lecteurs, j’ai investi dans une solution matérielle qui résout en temps réel l’algorithme de ce DRM. Le résultat est vraiment impressionnant surtout quand s’affiche sur mon ordinateur la capture de l’écran d’accueil de Knack.

Déjà lors de la présentation de ce titre à l’E3 par Mark Cerny, j’avais cru percevoir dans l’assistance un sentiment partagé. D’un coté il y avait l’enthousiasme de l’architecte en chef de la Playstation 4, de l’autre un jeu de plateforme avec des graphismes au style dessin animé et un personnage principal démontrant une parfaite gestion des particules car il en est constitué. En faisant ce choix, Mark Cerny selon moi voulait prouver que cette technologie si gourmande en puissance et autrefois redoutée par les machines d’anciennes générations ne représentait plus un problème et marquait ainsi l’arrivée d’une nouvelle génération de console.

Le scénario est plutôt classique. Une guerre féroce sévit entre les êtres humains et les gobelins. Issu d’un long travail de recherche sur des reliques d’une ancienne civilisation, le docteur Vargas à réussi à leur donner vie sous la forme d’un golem modulable dénommé Knack. Entièrement constitué d’artéfacts et d’un orbe, cette créature a la faculté d’absorber d’autres reliques ou des éléments naturels  tels que la glace, des cristaux ou de la pierre.


Cela lui permet d’augmenter ses caractéristiques, sa force, sa taille et d’acquérir ainsi certaines propriétés avec leurs avantages et leurs défauts. Par exemple pour la glace, Knack est plus fort tant qu’il est à l’abri du soleil sinon il se mettra progressivement à fondre et sa puissance sera limitée dans le temps. Ce pouvoir fait de Knack une arme redoutable que les humains décident d’employer pour lutter contre leurs ennemis cependant il devient également l’objet de convoitise.

 Knac est un personnage plutôt sympathique dans la lignée de ses cousins  Crash Bandicoot, Sypro et Rachet & Clank autres créations de Mark Cerny. Alors pourquoi il y a t il eu un tel Knack bashing dans la presse video ludique. Tout d’abord il y’a la pression orchestrée par Sony. L’attente concernant la PS4 a tellement été poussée à son paroxysme que la sortie de Knack a eu l’effet d’un pétard mouillé.


Ensuite, Sony a clairement voulu que son jeu soit considéré comme étant grand public et bien qu’il en ait l’air, il ne l’est pas du tout. En tant que gamer old school, j’ai retrouvé la difficulté de l’époque dans ce Knack. En se faisant toucher 2 ou 3 fois par les ennemis, Knack se disloque et vous devez recommencer la séquence. Ce procédé était beaucoup utilisé alors pour augmenter la durée de vie d’un jeu.

Le design sans être extraordinaire visuellement est tout à fait correct et hormi l’aspect particule il donne l’impression qu’il aurait très bien pu tourner sur PS3. Le bestiaire bien que varié n’est pas suffisamment diversifié. Les ennemis présents d’un chapitre à l’autre présentent bien trop de caractéristiques communes. Par exemple, les oiseaux des premiers chapitres font place par la suite à des chauve-chats (mi chat mi chauve souris) mais leurs attaques sont très similaires.

Enfin le gameplay est trop linéaire et dirigiste. Il n’est pas possible de gérer la camera par exemple.  La marge de manœuvre pour utiliser les facultés de Knack est bien trop faible. Heureusement il est possible de collecter des parties d’objets qui une fois reconstitués permettent de diversifier l’expérience.

Le cumul de ces erreurs de jeunesse est donc surprenant pour un jeu de lancement surtout quand on le compare à Killzone Shadowfall. Cela ne fait pas pour autant de Knack un mauvais titre. J’ai trouvé notamment que la musique d’intro et les effets sonores avaient un coté cinématographique agréable à l’oreille. Finalement je m’y suis laissé prendre et il m’a tout de même fallu une bonne dizaine d’heures pour le finir. Si vous êtes comme moi amateur de jeu de plateforme période âge d’or, ce serait tout de même dommage de passer à coté.

Quitter la version mobile