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Halloween: The Game, les copains d’abord

Près de 50 ans après le film de John Carpenter, Michael Myers revient à Haddonfield sous la direction d’IllFonic. Le studio transpose l’histoire du célèbre psychopathe masqué dans Halloween the Game un jeu d’horreur asymétrique où 4 habitants affrontent un tueur presque impossible à arrêter. Le tueur masqué fait-il toujours aussi peur ?

En 1978, les habitants de Haddonfield préparent la fête d’Halloween. Michael Myers s’est échappé de l’asile psychiatrique et regagne sa ville natale. Les rues résidentielles deviennent son terrain de chasse. Les habitants doivent fuir ou prévenir la police. Une cachette ou une arme offre parfois une dernière chance de survie.

IllFonic est un studio américain spécialisé dans les jeux multijoueurs asymétriques. Après des adaptations de licences comme Vendredi 13 ou Predator, Halloween: The Game oppose un joueur incarnant Michael Myers à quatre civils. Un mode histoire permet également de revivre cette nuit mais du point de vue du tueur.

Intitulé L’Histoire de Michael, le récit solo sert d’entrée dans le jeu. 6 chapitres étendent les événements du début du film. Pendant sa fuite, Michael Myers massacre plusieurs victimes et récupère progressivement ses attributs emblématiques. Cette courte introduction installe le décor et présente ses capacités avant les parties en ligne.

Le croquemitaine privilégie la discrétion. Les ombres facilitent son approche mais une attaque précipitée alerte le voisinage. Les habitants contrôlés par le jeu peuvent appeler la police. Certaines victimes tentent aussi de se défendre. Le tueur doit donc surveiller les alentours. Un civil isolé constitue une cible moins risquée.

Le multijoueur propose d’incarner Michael ou l’un des quatre civils qui doivent lui survivre. L’enjeu pour ces derniers est de rassembler des objets pour pouvoir fuir. Les appels aux autorités renforcent les patrouilles. Les armes offrent aussi quelques secondes de répit. La survie exige donc une bonne répartition des tâches.

La coopération et la communication sont fondamentales pour résister à Myers, même s’il conserve toujours l’ascendant. Les armes trouvées interrompent ses attaques ou ralentissent sa progression. Le tueur reprend pourtant rapidement sa traque. Cette résistance surnaturelle entretient habilement la tension.

Elle est aussi maintenue par des QTE qui ponctuent chaque action, y compris en cas de mort depuis le mode spectateur. Les réussir débloque des bonus destinés aux survivants. Une résurrection en docteur Loomis, en policier ou policière est possible. Le plaisir à jouer dépend beaucoup de l’implication des participants.

Sous Unreal Engine 5, Haddonfield retrouve ses maisons tranquilles et ses rues résidentielles avec ses lampadaires et ses décorations d’Halloween. Certaines zones offrent cependant des cachettes qui avantagent Michael. Sa modélisation convainc plus facilement que celle des habitants et leurs animations présentent quelques raideurs.

La musique de John Carpenter conserve toute sa force. Les compositions additionnelles de Mark Rutherford complètent cette ambiance avec justesse. Le musicien a notamment travaillé sur Sniper Elite et Predator: Hunting Grounds. Les voix sont uniquement en anglais. L’interface et les sous-titres bénéficient d’une traduction française.

Le mode histoire se termine en environ une heure. La durée de vie repose surtout sur les parties en ligne et l’alternance des rôles. L’absence de véritable tutoriel pour les civils complique l’apprentissage et encourage la consultation de guides sur internet. La répétition des objectifs finit toutefois par peser.

Halloween: The Game restitue efficacement la traque imaginée par John Carpenter. Incarner Michael procure un plaisir inquiétant, tandis que protéger Haddonfield exige une vraie coordination. Si l’histoire est trop brève et les objectifs répétitifs, l’expérience s’intensifie quand elle s’effectue avec des amis.


Halloween the Game
Disponible en demat le 6 octobre 2026, en physique le 10 octobre 2026 sur PS5 et Xbox Series

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