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God of War Sons of Sparta, le bruit sans la fureur

La saga God of War suit une cadence régulière avec un reboot en 2018, Ragnarök en 2022 puis Sons of Sparta en 2026. Ce nouvel opus renvoie Kratos en Grèce avec une proposition audacieuse. Cette orientation peut-elle convaincre une nouvelle fois les joueurs PS5 ou risque-t-elle de provoquer de vives divisions.

À Sparte, après avoir défait un cyclope, le jeune Kratos et son frère cadet Deimos reçoivent une mission du sculpteur Konstantinos. Les deux frères doivent retrouver un burin dérobé par des Cercopes. En route vers la forêt, ils croisent Amara inquiète du sort de son élève. Soucieux de lui plaire, Deimos affirme qu’ils garderont l’œil ouvert.

God of War Sons of Sparta adopte la forme d’un metroidvania en 2D pixel art développé par Santa Monica Studio et Mega Cat Studios. Cette société américaine de développement s’est spécialisée dans la création de jeux destinés aux systèmes rétro comme la NES, la Sega Genesis ou encore l’Evercade.

Le jeu annonce immédiatement la couleur avec l’affrontement du jeune Kratos contre un cyclope gigantesque vaincu avec l’aide de Deimos. Cette séquence précède une exploration progressive des environs jusqu’à la ville de Sparte. Le parcours sert surtout de tutoriel afin de présenter les commandes de base et d’expliquer les mécaniques principales.

L’histoire se présente comme une leçon racontée à sa fille Calliope par un Kratos adulte devenu capitaine de l’armée spartiate. Le récit se déroule juste avant la tragédie du premier God of War. Chronologiquement, il s’agit donc d’une préquelle de toute la série. Kratos ne possède pas encore ses célèbres lames du chaos ni la hache Leviathan.

En bon spartiate, le héros combat avec une lance, un bouclier et plusieurs artefacts divins appelés Cadeaux de l’Olympe. Fidèle à l’esprit metroidvania, le monde se déverrouille progressivement. Les nouvelles capacités permettent de revisiter certaines zones afin de découvrir des passages cachés, des coffres ou des améliorations.

Comme dans les épisodes précédents, la collecte d’objets occupe une place importante. Les orbes verts restaurent la santé. Les orbes bleus régénèrent la magie. Les orbes d’or renforcent le mental afin d’activer certaines armes spéciales. Les orbes de sang accordent de l’expérience qui améliore la lance et les capacités.

Le bestiaire se montre assez généreux. Kratos affronte de nombreux ennemis familiers de la saga. La plupart disposent d’une jauge d’étourdissement qui, une fois remplie, ouvre une fenêtre d’exécution finale. Les boss apportent aussi leur lot de défis avec des schémas d’attaque variés qui exigent une observation attentive et un bon sens du timing.

Le moteur graphique utilisé par God of War Sons of Sparta repose sur une technologie propriétaire développée par Mega Cat Studios. Les décors affichent parfois une belle démesure. Le pixel art reste soigné mais paraît parfois trop simple face aux ambitions narratives du jeu.

La musique est composée par Bear McCreary déjà responsable de la bande originale de God of War 2018 et de Ragnarök. Il revient vers l’identité grecque de la saga tout en explorant un registre inédit. Les influences rétro et des sonorités chiptune évoquent les jeux d’action 2D classiques tout en conservant la dimension épique propre à la licence.

L’aventure principale se termine en environ quinze heures selon le niveau de difficulté choisi. L’exploration et la recherche de tous les secrets peuvent prolonger l’expérience de quelques heures supplémentaires. Cette structure encourage la curiosité et incite à revisiter certaines zones pour découvrir l’ensemble du contenu.

God of War Sons of Sparta surprend avec une approche metroidvania en pixel art. Classique et maîtrisée, cette formule atténue toutefois la brutalité viscérale qui constitue l’ADN de la saga. Ce choix déroutera les amateurs des épisodes nordiques mais séduira les fans curieux d’explorer davantage les origines de Kratos.


God of War Sons of Sparta
Disponible sur PS5

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