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Doraemon et le Château sous-marin, Félix le Chat 2.0 en commandant Cousteau

Après Bob l’éponge, Doraemon se lance à son tour dans une aventure sous-marine. Déjà apparu dans des adaptations vidéoludiques façon Story of Seasons, le chat robot arrive pour la première fois sur grand écran en France. En salle le 7 octobre, Doraemon et le Château sous-marin réussit-il son plongeon dans le grand bain ?

Les vacances d’été commencent mal pour Nobita. Ses amis hésitent entre la mer et la montagne, tandis que sa mère lui interdit de partir tant qu’il n’a pas terminé ses devoirs. Faisant preuve de résilience, il finit par s’y atteler tandis que Doraemon satisfait tout le monde en installant un campement au fond de l’océan.

Derrière la réalisation, Tetsuo Yajima intervient en terrain connu puisqu’il a déjà dirigé deux films Pokémon, Le pouvoir est en nous et Les secrets de la jungle. Cette nouvelle adaptation de l’histoire imaginée par Fujiko F. Fujio, portée au cinéma en 1983 conserve cette base tout en la rendant accessible aux néophytes.

Cette accessibilité repose sur une présentation naturelle des personnages et de leurs relations. Nobita conserve sa maladresse, Gian son caractère bien trempé et Suneo son assurance tandis que Shizuka tempère régulièrement le groupe. Doraemon fédère la bande grâce à ses inventions sorties de sa poche.

Les gadgets occupent une place importante dans cette excursion. Doraemon les extrait de sa poche quadridimensionnelle selon les besoins, rappelant Félix le Chat et son sac magique. Une parenté déjà évoquée mais sans filiation confirmée, qui accompagne des inventions aussi pratiques que fantaisistes.

Plusieurs rencontres et découvertes donnent progressivement une autre dimension au voyage. Le film abandonne alors ponctuellement son insouciance pour des enjeux plus sérieux. Cette évolution progressive conserve l’esprit familial de Doraemon sans révéler trop rapidement la direction prise par l’aventure.

Il est alors question d’écologie. Pollution des océans, rapport de l’être humain à son environnement et conséquences de ses activités nourrissent un discours assez militant. Le message manque parfois de subtilité, mais sa présence est cohérente avec un film se déroulant principalement dans des fonds marins.

L’intelligence artificielle trouve aussi sa place dans une histoire pourtant imaginée il y a plus de 40 ans. Le scénario questionne notamment le rapport entre humains et machines sans transformer l’aventure en démonstration technologique. Cette relecture apporte une dimension contemporaine bienvenue au récit original.

Ces thèmes n’empêchent jamais Doraemon de conserver son humour. Les réactions de Nobita, les disputes entre amis et les gadgets détournés de leur fonction première allègent régulièrement le propos. Quelques gags paraissent enfantins, mais correspondent parfaitement au public auquel cette aventure s’adresse en priorité.

L’animation s’avère traditionnelle. Le style simple des personnages contraste avec des environnements sous-marins détaillés, entre reliefs abyssaux, faune marine et jeux de lumière. Cette fidélité à l’identité graphique de Doraemon n’empêche pas l’animation de gagner en dynamisme lors des séquences mouvementées.

La musique de Takayuki Hattori accompagne l’aventure avec légèreté avant de gagner en intensité durant les passages mouvementés. La version française profite également de voix familières avec Emmanuel Curtil dans le rôle de Doraemon, Brigitte Lecordier dans celui de Nobita et enfin Donald Reignoux pour Ael.

Pour sa première sortie dans les salles françaises, Doraemon obtient un 10/10. Accessible sans connaître la série, cette aventure familiale mêle humour, exploration et préoccupations actuelles sans perdre son identité. Une découverte convaincante qui donne envie de retrouver rapidement le chat robot au cinéma.


Doraemon et le Château sous-marin
Sortie en salles le 07 Octobre 2026

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